La fabrication d’un violon naît d’abord d’une rencontre entre le luthier et le musicien. Près de 80 pièces, issues de différentes essences de bois, taillées, rabotées, et ajustées parfaitement entre elles pour créer un violon : un mois de travail.

- Les bois : bois de montagne essentiellement. Epicéa et érable flammé. Les arbres sont abattus en hiver (les luthiers aussi…), subissent un premier séchage, puis les piéces débitées sont séchées pendant plusieurs années à l’atelier.

- Les étapes de construction : la table et le fond sont constitués de deux pièces assemblées. Leur voute incroyablement fine (moins de 3 mm) est taillée dans la masse à l’aide d’une gouge, d’un petit rabot en laiton, puis finie au ratissoir. Ils seront ensuite assemblés à la couronne d’éclisses (qui elles sont pliées au fer chaud) pour former le coffre de l’instrument : vu de l’intérieur, celui-ci fait penser à une véritable cathédrale. On y enclave le manche dont la tête se termine traditionnellement en volute. Il est temps de vernir l’instrument (vernis à l’huile ou à l’alcool). Une fois sec, il ne reste plus qu’à réaliser le montage de l’instrument et à le faire sonner.

- Les outils : les canifs, les ciseaux, les gouges, les rabots (dont le plus gros : la varlope, et le plus petit : la noisette), râpes et limes, ratissoirs pour racler le bois, les lousses pour percer les trous coniques des chevilles, la «pointe à âme» et son miroir de dentiste, le compas d’épaisseur, règles et réglets.